LANCEMENT du reportage le 19 août à 19h au Cinéma Capitole de Nyon
Un reportage ancré dans la réalité
La révision de la Loi sur la chasse en Suisse datant de 1985 a épargné la chasse aux chiens d’arrêt qui vise pourtant des espèces dont les effectifs sont en diminution dans un contexte de perte d’habitats dû aux activités humaines. En raison de la pandémie tout a été reporté et ce reportage se veut inscrit dans les discussions autour de la révision de la Loi sur la chasse et la protection des mammifères et des oiseaux sauvages (LChP).
La chasse au chien d’arrêt est-elle plus menacée que les oiseaux qu’elle vise ?
Quels sont les facteurs qui font diminuer les populations de bécasses ?
L’enjeu des témoignages est de repositionner la chasse dans une considération plus large : celle de l’impact de l’humain sur la disparition de la biodiversité. Ce reportage aborde la chasse possible au chien d’arrêt en opposition à la chasse nécessaire si souvent discutée.
Une traque bien spécifique qui interroge sur le lien au territoire, à la nature et au sauvage.
Ce reportage amène aussi à repenser cette nouvelle Loi sur la chasse, la protection des mammifères et des oiseaux sauvages (LChP). Une loi peu comprise qui vaut la peine d’être discutée : plusieurs débats ont ainsi été prévus dans ce sens.
C’est l’augmentation des meutes de loups en Suisse qui a déclenché la révision de cette loi précise le représentant de l’OFEV interrogé.
Les cantons pourront agir avant l’apparition de dégâts, dans des conditions définies, et après avoir justifié la nécessité de ces tirs auprès de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Rien ne change pour la régulation du lynx et le castor souligne le fonctionnaire lors de l’interview filmé. Il ajoute que plusieurs aides financières sont prévues pour augmenter la connexion des milieux et la surveillance dans les cantons afin d’encourager la biodiversité.
70’000 signatures ont été récoltées en sept semaines par les porteurs d’un référendum s’opposant à la révision de ce texte de lois. Ils disent déplorer notamment que la chasse d’espèces menacées d’extinction comme le lièvre, le lagopède, le tétras-lyre et la bécasse ait été maintenue. Nous nous sommes arrêtées sur les tétraonidés et notre amie la bécasse ! Allez savoir pourquoi…
Il semble qu’une grande partie du public est confus face à la passion de tuer un animal inoffensif qui a juste la joie de vivre en liberté !
C’est ma représentation de la perception du chasseur par une majorité des non-chasseurs. Elle émane de ce que l’on voit dans les médias et n’est probablement pas représentative de la réalité. Dans les faits, il est difficile de savoir ce que pensent les habitants des villes et des campagnes et quelles sont les connaissances qui motivent leur choix.
Ce projet audio-visuel émane d’une volonté de donner accès, par l’image, à un monde inconnu et qui peut paraître aberrant. Nous avons choisi de profiter de l’actualité pour sensibiliser le public à plus large échelle au sujet d’une thématique controversée. De plus, cela a donné l’opportunité à un acteur clé dans les discussions autour de cette révision de s’exprimer.
Que peut-on dire sur la chasse au chien d’arrêt ? Aller l’observer.
« Si nous avions ramené un animal nous l’aurions mérité » souligne un chasseur qui aime mettre son corps à rude épreuve. En affrontant des conditions climatiques difficiles, ce traqueur de lagopède a le sentiment d’être récompensé lorsqu’il arrive à tirer du gibier.
Pour lui la chasse c’est : « Participer à la nature dans son entier. » Ne faire qu’un avec elle. La sentir. La ressentir.
Ramener une bête tirée n’est largement pas assuré. Cela n’empêche pas de le sentir vibrer alors qu’il affronte le vent glacé et enneigé.
C’est ce qui était ressorti d’une observation de chasse au lagopède que j’avais réalisé en novembre 2016. Elle est réapparue sous mes yeux alors que j’étais en fin de réalisation d’un reportage sur la chasse au chien d’arrêt en Suisse romande !
Le sort a fait que je me focalise sur ces pratiques de chasse (visant bécasse des bois, tétras-lyre et lagopède alpin) qui ont été conservées lors de la révision de la « loi sur la chasse » finalisée en 2019. Dans ce contexte la chasse au lièvre et à certains canards est aussi critiquée mais avec ma collègue vidéaste nous nous sommes arrêtées sur les tétraonidés et notre amie la bécasse ! Allez savoir pourquoi…
Nous avons eu envie de filmer cette chasse pour comprendre son sens dans le contexte actuel de déclin de la biodiversité. Une pratique basée sur le flair affûté d’un chien bien dressé. Une traque questionnant le lien au territoire, à la nature, au sauvage. Des images qui en parlent.
Une chasse informant sur la gestion suisse de la faune en Suisse et sur les mesures concernant des espèces peu répandues qui, de plus, ne causent pas de dégâts.
Un reportage à voir ! Il sera disponible en ligne dès le 20 août sur youtube/projetfaune/cdcm.


